Posté le 06.05.2008 par belleplante
Allez Kate ne me laisse pas tomber; si tu avais un blog je t'y adresserais régulièrement des commentaires mais comme cela n'est pas le cas cela n'est pas trés simple...
Quoiqu'il en soit cela confirme qu'en psychologie de la femme (à supposer que ce concept existât en différenciation de ce que serait une "psychologie" masculine) je reste bien un nul...(à quand la publication du livre "la psychologie de la de la femme pour les nuls" ? Je serai l'un des premiers clients !)
Mais sans doute faut-il renoncer à comprendre et sans égoïsme excessif saisir l'instant présent?
C'est au fond ce que je pense....
"Carpe Diem quam minimum credula postero" Horace
(cueille le jour présent en te fiant le moins possible au lendemain)
PS La photo c'est comme d'habe pour faire joli mais je ne suis pas complètement obsédé par les stars en photo sur du papier glacé; autant regarder ce qui est joli et surtout assez bien présenté...
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Posté le 05.05.2008 par belleplante
Lettres à un jeune poète (extraits)
"Borgeby Gård, Flädie, Suède, le 12 août 1904 Je tiens de nouveau à vous parler un instant, cher monsieur Kappus, bien que je ne puisse rien dire qui fût de quelque secours, et soit à peine en mesure d'écrire quelque chose d'utile. Vous avez eu de nombreuses et grandes tristesses qui sont passées. Et vous dites que même le fait qu'elles aient passé vous a été pénible et fut délibitant. Mais demandez-vous, je vous en prie, si ces grandes tristesses ne vous ont pas traversées plutôt qu'elles n'ont passé? Si bien des choses en vous ne se sont pas transformées, si vous-même quelque part, en quelque endroit de votre être, vous n'avez pas changé tandis que vous étiez tristes? Seules sont dangereuses et mauvaises ces tristesses que l'on porte avec soi parmi les gens afin de couvrir leurs propos. Telles des maladies traitées superficiellement et de manière aberrante, elles ne font que reculer pour faire d'autant plus irruption après une courte rémission; et elles s'accumulent en vous, constituent une forme de vie non vécue, méprisée, gâchée, une forme de vie dont on peut mourir. S'il nous était possible de voir au-delà des limites où s'étend notre savoir, et encore un peu plus loin au-delà des contreforts de nos intuitions, peut-être alors supporterions-nous nos tristesses avec plus de confiance que nos joies. Elle sont, en effet, ces instants où quelque chose de nouveau a pénétré en nous, quelque chose d'inconnu; nos sentiments font silence alors, obéissant à une gêne effarouchée, tout en nous se rétracte, le silence se fait, et ce qui est nouveau, que personne ne connaît, se tient là, au centre, et se tait.
Je crois que presque toutes nos tristesses sont des moments de tension que nous ressentons comme une paralysie car nous sommes désormais sourds à la vie de nos sentiments devenus étranges. Nous sommes seuls, en effet, face à cette étrangeté qui est entrée en nous; car, pour un temps, tout ce qui nous est familier, tout ce qui est habituel nous est ravi; nous sommes, en effet, au coeur d'une transition où nous ne savons pas nous fixer. C'est aussi la raison pour laquelle la tristesse est passagère: ce qui est nouveau en nous, l'adjuvant de ce que nous étions, est allé jusqu'à notre coeur, a pénétré son lieu le plus intime, mais n'y est pas non plus resté: il a été passé dans le sang. Et nous ne savons pas ce que c'était. Il serait facile de nous persuader qu'il ne s'est rien passé; mais nous avons pourtant bien changé, comme change une maison où un hôte est entré. Nous sommes incapables de dire qui est entré, nous ne le saurons sans doute jamais, et pourtant bien de signes témoignent du fait que c'est ainsi que l'avenir pénètre en nous pour s'y modifier longtemps avant qu'il n'arrive lui-même. Voilà pourquoi il est si important d'être solitaire et attentif lorqu'on est triste: l'instant apparemment immobile où, semble-t-il, rien ne se passe, cet instant où l'avenir pénètre en nous est en effet beaucoup plus proche de la vie que cet autre moment arbitraire et patent où l'avenir nous arrive pour ainsi dire de l'extérieur.
Plus nous sommes silencieux, patients et disponibles lorsque nous sommes tristes, et plus ce qui est nouveau pénètrera profondément et sûrement en nous, mieux nous le ferons nôtre; il sera d'autant plus notre destin propre, et, plus tard, lorsqu'il «se produira» (c'est-à-dire lorsqu'il surgira de nous pour passer aux autres), nous nous sentirons profondément intimes et proches. Et c'est nécessaire. Il est nécessaire — et c'est vers cela que peu à peu doit tendre notre évolution — que nous ne nous heurtions à aucune expérience étrangère, mais que nous ne rencontrions que ce qui, depuis longtemps, nous appartient. Il a déjà fallu repenser tant de conceptions du mouvement qu'on saura peu à peu admettre que ce que nous appelons destin provient des hommes et ne vient pas de l'extérieur. C'est uniquement parce que nombre d'entre eux ne se sont pas imprégnés de leur destin quand il vivaient en eux, ne l'ont pas transformé en ce qu'il sont eux-même, qu'ils n'ont pas su reconnaître ce qui provenait d'eux; cela leur était si étranger que, dans leur crainte confuse, ils ont cru qu'il venait à l'instant de les atteindre car ils juraient n'avoir jamais auparavent rien trouvé de pareil en eux. De même qu'on s'est longtemps abusé à propos du mouvement du soleil, on continue encore à se tromper sur le mouvement de ce qui est à venir. L'avenir est fixe, cher monsieur Kappus, mais c'est nous qui nous nous déplaçons dans l'espace infini."
RAINER MARIA RILKE
Posté le 05.05.2008 par belleplante
Continuons à nous détendre...
Posté le 05.05.2008 par belleplante
On ne se refait pas ; toujours aussi sensible à l'esthétique de l'espèce.....
Posté le 05.05.2008 par belleplante
Je n'ose répéter qu'on en mangerait....
Posté le 01.05.2008 par belleplante
La mort à ma porte ?
Aujourd’hui, la mort est passée à la maison, enfin je pense bien que c’était elle… Oui c’est vrai cela semble absurde et inattendu d’autant plus que je ne l’avais jamais vraiment croisée sur les chemins de la vie (évidemment me direz-vous par définition)…D’ailleurs je me demande encore comment j’ai pu la reconnaître, sans doute l’intuition qui traverse peut-être tous les êtres qui l’approchent ou qui un jour croisent son regard, ce qui finit toujours par arriver… ?
Elle avait bonne mine. Je l’ai trouvée rajeunie, sans doute par comparaison avec la représentation que je m’en faisais à moins que je ne l’eu déjà vue en rêve, et finalement elle me semblait assez belle et calme pour un personnage si peu anodin. Peut-être le fait que son incarnation ici-bas soit une femme y était sans doute bien sur pour beaucoup mais sur le moment je n’y ai pas vraiment songé.. Cela devait quoiqu’il en soit faire longtemps que nous ne nous étions entrevus ni croisés sur cette planète et elle savait bien qu’en ce moment je n’étais ni surpris ni déçu, ni choqué de la voir alors que je ne l’attendais pas vraiment et surtout que je ne m’y attendais pas, comment aurais-je pu imaginer une telle rencontre avec celle que l’on nomme la faucheuse... ? Cela me semblait pourtant naturel « quelque part » car lorsque les excés des sentiments nous travaillent, nous les faibles mortels, on peut parfois se demander si ce n’est pas à elle qu’il nous faut se confier… ? Finalement derrière toute mélancolie n’y a-t-il pas un peu d’elle, n’y sent-on pas confusément sa présence ? Nous avions tant de choses à nous dire depuis le temps de notre dernière rencontre sans doute imaginaire dont d’ailleurs je ne me rappelais plus vraiment quand ni où elle avait bien pu avoir lieu exactement ?. Elle m’a donné de ses nouvelles, m’a dit qu’elle se sentait bien. Alors une fois de plus mon coté grand con a pris un peu le dessus et a voulu s’exprimer : J’ai souri. Je lui ai dit que sa nouvelle coiffure était vraiment sympa, qu’on entendait à sa voix douce mais grave et sensuelle qu’elle se portait comme un charme ; à la limite je n’étais pas loin de lui affirmer que j’étais heureux de la voir, troublé par le charme un peu maléfique de son regard profond mais presque métallique… Parfois, il y a eu des silences. Nous n’y avons pas trop prêté attention. Le temps est passé aussi vite que dans un tête à tête amoureux autour d’une bonne table.. Ce n’est pourtant pas la comparaison qui aurait du me venir en premier à l’esprit ? On a évoqué la vie qui passe et je n’ai pas pleuré. Cela m’étonnait moi-même. Etre si serein dans de telles circonstances…A la limite j’aurais pu dire que je me sentais bien et relativement apaisé comme si je pensais que ma vie se remettait entre de « bonnes mains »…On aurait même pu penser en regardant son visage laiteux et blafard mais souriant qu’elle était heureuse de pouvoir enfin me parler et de se confier à un simple mortel prêt à l’écouter, à la comprendre et à se raconter ? Je regardais la pâleur de sa gorge blanche et épanouie tout en cherchant mes mots et mes phrases afin de rester le plus fidèle possible à mes pensées ; je me laissais un peu emporter par une douce mélancolie qui peu à peu berçait mon âme…Si j’avais été davantage orgueilleux je me serais pris pour Gérard de Nerval ou Edgar Allan Poe mais la faiblesse de mes prétentions littéraires n’arrivant pas à la cheville de ces génies je suis resté sur terre durant toute notre conversation…
Alors, on a parlé, parlé, parlé… En se regardant droit dans les yeux, avec de larges sourires. Il faisait super beau pour un mois d'Avril, avec de petites bandes de nuages rondouillards. Mon regard aurait voulu s’enfuir par la fenêtre, mais rien à faire ! C’était trop important. C’était si essentiel. Emouvant aussi. La mort avait plein de trucs à dire. Je l’ai bien écoutée, sérieux, quasi studieux. Elle m’a dit qu’elle avait peur parfois, qu’elle faisait un boulot pas facile, qu’elle se posait souvent des questions. J’ai répondu qu’on en est tous bien conscient. De la difficulté du boulot, j’ai précisé, car elle semblait ne pas comprendre.
L’affaire a duré un bon moment comme ça. Elle parlait. J’écoutais. Parfois, je faisais un petit commentaire. Elle souriait sans entendre. Sa main a pris la mienne. J’ai pas osé la retirer. Je sentais dans la douceur de sa paume et aux douces caresses de ses doigts qu’elle aurait même été capable de m’aimer si elle en avait eu le temps, que l’on aurait pu faire un bout de chemin ensemble mais que vivre avec la mort, au fond ce n’était pas bien sérieux… Finalement son naturel a repris le dessus et elle s’est rappelé qu’elle se devait quand même de remplir un peu sa mission, même si ça n’était pas toujours simple ; d’ailleurs me disait-elle cela ne lui faisait pas forcément plaisir et elle aurait bien aimé faire autre chose..Sa vie et son enfance n’avaient pas non plus été des plus faciles et elle portait en elle comme un fardeau tout le poids de son passé, ses instants douloureux aussi bien que ses moments de lumière..Non pas qu’elle voulut se plaindre ni se révéler à un simple misérable mortel que j’étais (et que je suis encore) d’autant plus qu’elle souhaitait rester discrète mais l’espace d’un court moment on sentait bien naître dans son regard l’envie de se raconter, de davantage partager ce qu’elle était sans doute vraiment ? Mais à quoi bon devait-elle se demander… ? Le destin est le destin même pour elle et malgré le rôle important qu’elle se devait d’y jouer et sa destinée qu’elle se devait d’accomplir son humanité voulait s’exprimer et se montrer en toute sincérité humble et librement consentie pensais-je en l’écoutant parler. Elle m’a finalement demandé si je viendrais avec elle, car elle sentait bien ma mélancolie et mes sentiments jaillir dans une caresse de ma main prise dans la sienne. Si j’étais prêt à la suivre. Rien que nous deux. J’ai pas osé dire non. Elle est partie d’un grand rire. Je déconne, elle a dit. Retourne à tes nuages.Tu n’es vraiment qu’un collégien amoureux qui s’est égaré dans le temps, un quadra qui a encore cru qu’il était passionné comme à vingt ans…Cela la faisait même rire et elle était vraiment belle en me regardant dans les yeux alors que j’écoutais la douce musique de son rire… Je ne me le suis pas fait dire deux fois. Je me suis réveillé la tête dans le cul. J’étais content que ce ne soit pas une maladie. J’ai pensé que je n’avais même pas dit au revoir. Au fond de moi, je savais bien que cela ne me rendrait pas immortel pour autant….
Alors le réveil a sonné ….. Merde ! je sens que je vais bientôt devenir un vieux con…
PS Pas facile de trouver une photo pour ce rêve....?
Posté le 01.05.2008 par belleplante
N'être plus qu'une petite pensée dans ton coeur
N'être plus qu'une faible lueur dans tes yeux
N'être plus qu'une minuscule larme sur ta joue
N'étre plus qu'une ridicule étoile dans ton ciel
N'être plus qu'une pâle fleur qui se fane
N'être plus qu'un coeur seul qui saigne
N'être plus qu'une âme égarée
N'être plus rien...
Posté le 28.04.2008 par belleplante
Je n'ai pas vraiment regardé les chiffres de prés mais le 3000° visiteur cela doit se fêter dignement... C'est sur dés que l'on ne parle plus de sentiment et/ou de sexe la fréquentation baisse mais atteindre ce chiffre (qui n'est pas un but en soi) cela fait toujours plaisir.
En ce qui concerne le sexe et les sentiments, on ne peut pas vraiment dire qu'il ne se passe rien de ce côté là; en revanche c'est du côté de l'écriture et des moments possibles à passer au calme devant son ordinateur que je ne suis guère à fond en ce moment...
Professionnellement et à titre privé également ma vie est trés remplie et je vais tâcher de faire le point sur ce blog durant les jours fériés de Mai à venir...
Oui j'ai revu ma belle créature et plusieurs fois même...Oui je la revois bientôt dans les bureaux de notre société dans la ville de L. ce Mercredi !
A suivre donc,
et en attendant portez-vous !
Posté le 25.04.2008 par belleplante
Quand je pense qu'il en a qui parlaient du Mexique en cherchant le nom de ma destination !
Je rêve....!
Bon c'est vrai je me moque c'est facile...
Posté le 22.04.2008 par belleplante
Là c'est vraiment le dernier !